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Fausse lumière et humilité

Fausse lumière et humilité

Tout est double, comme vous le savez. Et il aurait été étonnant que « les forces de Résistance et d’Opposition », ce que nous appelons plus communément « le Deep State », n’en aient pas tenu compte dans leur volonté de nous soumettre. Ainsi, nous empêcher d’évoluer, de connaître notre nature véritable n’aurait pas suffi à nous maintenir bien longtemps en esclavage. Il fallait frapper un second coup, au cas où la chose deviendrait nécessaire et, si possible, un coup fort. En effet, compter sur le fait que nous resterions de pâles copies d’humains ignorants de notre capacité à nous envoler pour explorer le Cosmos, ne suffisait pas : il fallait jouer la sécurité et faire en sorte de nous bloquer non pas une fois, seulement, mais deux fois.

La première forme de blocage, nous la connaissons déjà : elle consiste à nous programmer, dès la naissance, en nous imposant une éducation parentale puis, plus tard, un enseignement scolaire, capable de nous maintenir à un niveau constant de conscience. Un niveau minimal s’entend ! Juste ce qu’il faut pour que nous ne réalisions pas que tout, depuis notre naissance jusqu’à notre trépas, concourt à nous maintenir dans l’ignorance de nous-mêmes la plus totale. Disons la plus sécurisante pour ceux qui ont besoin de notre docilité pour vivre à nos crochets. Et nous en avons nourri, des êtres, humains ou pas, sur la Terre comme au ciel, comme on dit ! Nous les avons nourris d’une énergie que nous ne savions pas utiliser pour nous-mêmes, cela parce qu’on ne nous l’avait pas appris, tout bêtement.

Mais rien n’a été perdu ou gaspillé pour autant ! Certains ont su profiter de notre ignorance et abuser de notre confiance, voire de notre naïveté. Cela dit, même l’ignorance la plus crasse n’a qu’un temps. Il arrive un moment où quelques-uns lèvent les yeux au ciel et s’inspirent de la brillance des étoiles. Les Forces de Résistance et d’Opposition en sont pleinement conscientes. De même qu’elles savent que nous serions non pas déçus seulement, mais que nous trouverions cela très suspect, qu’il n’existe pas un moyen de sortir d’une forme d’esclavage, une fois que cette dernière aurait été rendue consciente puis dénoncée. Alors il fallait qu’il existe une méthode de « libération » pour sortir de la forme d’esclavage spirituel qui nous a toujours été imposée. Évidemment, il n’était pas question que cette méthode soit efficace.

À la limite, il était même opportun, pour nos esclavagistes, qu’elle soit surtout efficace pour nous maintenir dans une forme plus poussée et plus complète d’esclavagisme spirituel. En somme, il fallait que nous soyons puis que nous demeurions des esclaves d’un seul pouvoir en place, sur la Terre comme au ciel. Et pour cela, il fallait, en plus d’obtenir la maîtrise de la vie incarnée, obtenir la maîtrise de la vie désincarnée. Alors ceux que nous nommerons juste « les Archontes », pour simplifier, inventèrent une forme de spiritualité d’apparence positive et même salvatrice mais qui, en fait, avait été étudiée pour nous enfoncer un peu plus dans une forme d’ignorance dont peu sont sortis depuis.

Nous étions, dès lors, encerclés, enclavés voire immobilisés et positionnés entre deux puissantes mâchoires se resserrant sur nous, des deux côtés à la fois, aussi bien durant la vie terrestre qu’à sa suite. Comme nous ne devions pas nous douter que même notre « porte de sortie » était factice, que tout avait été prévu pour nous conserver « en l’état », il fallait agir et vite ! L’urgence était évidemment « le ciel », autrement dit, le lieu où vont, tout naturellement les gens après leur « mort ». Les gens meurent à chaque seconde, sur Terre : il fallait donc et en urgence, prévoir un lieu circonscrit pour les recevoir et surtout, pour conserver le contrôle sur leur âme, après l’avoir eu sur leur vie terrestre.

Ensuite, il fallait inventer une forme de spiritualité capable de faire croire à l’homme qu’il pouvait se libérer de son esclavage spirituel tout juste conscientisé, mais évidemment, sans qu’il n’y arrive jamais. Ou alors, au prix d’efforts que peu d’humains sont enclins à fournir. Il y eut plusieurs tentatives en ce sens, couronnées plus ou moins de succès, selon les époques et sous certaines latitudes plus que d’autres. La plus récente étant connue sous le nom de « période New-Âge », ultime tentative pour faire de l’être humain légume spirituel. « Peace and love » : nous sommes pour la paix, évitons une vérité qui puisse déranger notre quiétude mentale !

Durant les siècles passés, la fausse spiritualité s’est lentement mais sûrement mêlée à la vraie. En fait, personne n’a touché à la vraie spiritualité : certains ont juste habillement œuvré afin qu’elle soit lentement mais sûrement remplacées par la fausse. Le but était de rendre difficile l’accès à de véritables techniques de libération de l’âme humaine, cela en noyant la vérité sous des tonnes de mensonges ou de vérités très incomplètes, amputées de l’essentiel, en somme. Avec le temps, les véritables initiés furent désignés aux peuples comme étant de dangereux personnages, tandis que « les faussaires de l’esprit » étaient présentés en sauveurs et seuls dignes de l’’attention d’un peuple désireux d’obéir.

Il va sans dire qu’au bout de deux cents ans à peine, il était devenu quasiment impossible de séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit. Pire encore, les fausses croyances s’étaient intimement mêlées aux connaissances originelles. Dans ce fatras mental, issu de la recherche de pouvoir et de la volonté de cacher ce qui rend l’homme libre, certains chercheurs de lumière, voire certains initiés de haut rang, perdirent carrément la vie en essayant de transmettre tout de même la Science dite Sacrée. Et elle était dite sacrée, car seul ce type de science est capable de créer des hommes libres. C’est sacré parce que ça crée quelque chose, prirent plaisir à répéter les anciens initiés.

Mais ce n’était pas là un simple jeu de mots ni une vulgaire forme d’humour au rabais : il s’agissait d’une astuce mnémonique pour que plusieurs générations de chercheurs de Lumière, retiennent une leçon digne de ce nom. Tout ce qui semble venir du ciel n’est pas pour autant béni, mais si ce que nous étudions et pratiquons a ce pouvoir de créer quelque chose de nouveau, alors c’est bien la preuve qu’il fait partie de la Science Sacrée. C’est sacré parce que ça crée… Des états d’esprit différents, originaux pour la plupart ou novateurs au moins. L’astuce secrète était lancée : si ça ne crée rien de nouveau, ce n’est pas la vraie Science de l’esprit !

Une autre astuce vit le jour presque en même temps, se résumant à cette sentence apparemment simpliste : « Si ça réprime, si ça interdit, si ça explique quoi faire, alors ce n’est pas sacré, car ça ne crée rien de nouveau et ne fait que conserver et préserver l’ancien. » En clair, la Science Sacrée Originelle, celle qui permet de créer quelque chose de nouveau et n’a donc pas d’antécédents, se reconnaît au fait qu’elle ne réprime jamais les êtres, qu’elle ne leur interdit jamais rien et ne leur dit jamais quoi faire de leurs différentes acquisitions mentales ou autres. Encore plus simplement, si dans un enseignement quelconque supposé vous apporter quelque chose de « plus », si ce plus n’est pas nouveau, s’il réclame de vous que vous reteniez votre nature, s’il évoque le moindre interdit et s’il est livré avec un mode d’emploi exclusif, alors ce n’est pas un « plus », c’est encore et toujours du conditionnement mental.

Prendrons-nous quelque exemple concret ou même abstrait, pour étayer nos propos ? Allez, et puisque nous y sommes ! Imaginez que vous appreniez un jour à « sortir de votre corps », comme on dit, à « voyager en astral », comme le disent d’autres, et qu’une fois la technique acquise, on vous explique ce que vous devez faire de cette faculté et ce qu’il est interdit que vous en fassiez, par exemple. Ce serait là une preuve flagrante que le cadeau est empoisonné et que l’on forme de futurs initiés à demeurer sous l’emprise et la tutelle spirituelle de leurs geôliers. Initié ou pas, si vous n’êtes pas libres de vos actes, vous êtes toujours conditionnés, vous vivez sous conditions et votre liberté est donc de la conditionnelle.

Mais le summum de l’abus de fausse spiritualité, est et demeure cette idée immonde d’humilité ! Pourquoi ce besoin d’humilité, de modestie et pourquoi est-il malvenu de se vanter même de ce qui nous met en valeur ou qui est tout à notre honneur ? Réponse : parce que si on laisse un être humain s’encourager lui-même, grâce à ses réussites et si ces dernières le rendent fier de lui, alors il risque de découvrir quelque chose qui terrorise les Archontes et l’État Profond. Que va-t-il découvrir ? Réponse : sa valeur. S’il se contente d’être heureux de ses réussites, quelles qu’elles soient, il risque de ressentir quelque chose qui manque affreusement à l’être humain pour décoller, pour s’extraire de sa gangue humaine, de ce songe collégial duquel très peu réussissent à s’extraire indemnes.

Il risque de prendre conscience de sa valeur, cela, en la ressentant ! La valeur d’un être échappe au mental et donc, à l’intellect (ce que le contenu mental est capable de formuler.) La valeur d’un être se ressent et consiste en de la force vitale qui se met à circuler plus souvent et plus longtemps au sein du système nerveux. Enseigner aux gens qu’ils se doivent d’être humbles est encore la meilleure façon de suicider leur évolution spirituelle. Cette évolution ne se mesure pas à ce qui est appris, compris puis rabâché, mais à ce qui est ressenti et donc, vécu intérieurement. En ceci les religions ont à faire amende honorable, car elles sont pour ainsi dire les instigatrices de certaines idées déplorables mises au point pour empêcher l’être humain de devenir libre et heureux.

L’intérêt d’empêcher les êtres humains de devenir libres et heureux ? C’est simple : essayez de manipuler un être libre et heureux, de lui dire qu’il se doit de se ruiner pour qu’un groupe de parasites puisse vivre à ses crochets puis voyez les résultats ! Celui qui croit qu’il est « peu de chose » et qui est régulièrement ramené à plus de modestie, va finir par se croire inférieur. Il suffit ensuite de le mettre en présence de quelqu’un qui se prétend supérieur, et il se mettra à le nourrir de son propre sang s’il le faut. L’humilité est à ranger dans le rayon des armes de destruction massive interdites par la Convention de l’Esprit, qui elle, n’est pas sise à Genève, mais de partout en même temps. Ce concept aberré d’humilité se trouve juste à côté de celui du « patriotisme » et au-dessus des « devoirs d’un honnête citoyen. »

 

Serge Baccino

Acteurs Conscients

Acteurs conscients

Nous avons la possibilité de devenir des Acteurs Conscients, à savoir, avoir compris que ce que l’on nomme « notre âme » est en fait une partie insécable de l’âme planétaire, de cet Esprit Planétaire que certains nomment « Gaïa. » La norme, sur internet et surtout, sur les différents réseaux sociaux, est de se positionner en tant que ceci ou bien cela. En clair, l’idée directrice est de faire savoir aux autres, avec force détails, que l’on est soit trop intelligent pour croire aux élucubrations des complotistes, soit complotistes soi-même et… Fier de l’être. Le saviez-vous ? Depuis toujours ou presque, le Monde est dirigé par des êtres malfaisants qui forment ce que l’on nomme « le Deep State » ou « l’état profond », en français dans le texte ? Mais saviez-vous que ceux qui affirment que tout cela est une aberration mentale sont presque aussi nombreux que les précédents ?

Bien sûr, il y a les « platistes », qui affirment que la Terre est plate, ce qui prouve que rien ne les effraie et il y a ceux qui préfèrent jouer la sécurité en se positionnant comme « globistes » car, après tout, il n’y a aucune raison pour que les choses changent. Surtout si le changement n’a vraiment pas le pouvoir de les rassurer. Et comment pourrions-nous oublier ceux qui voient en Trump, Elon Musk et Poutine, les trois principales incarnations du Diable en personne, tandis qu’à l’opposé, nous en trouvons d’autres qui sont persuadés que c’est grâce à ces trois hommes, entre autres, que le Monde va changer. Pour le plaisir, énumérons rapidement à quelles formes de prise de conscience sont exposés les gens, à notre époque. Ou plus explicitement, voyons ce qui est proposé à l’intelligence de l’homme, cette dernière décennie.

Tout d’abord, nous vivrions tous au cœur d’une Matrice artificielle, dirigée par des entités on ne peut plus inquiétantes, dont le but serait de se servir de nous comme d’une réserve inépuisable, ou presque, d’énergie vitale. Ces entités auraient le contrôle absolu des différents plans de l’invisible vers lesquels se dirigent nos âmes, après la mort du corps physique. La réincarnation n’existerait pas. Du moins n’était-elle pas prévue à l’origine. Ce sont des êtres que l’on nomme « Archontes » qui auraient inventé cette hérésie, précipitant, depuis des siècles, les pauvres créatures humaines qui avaient droit à un repos éternel, vers une mort certaine. En effet, mourir revient à survivre autrement et ailleurs, tandis que se réincarner se résumerait à mourir une seconde fois en tant que personnalité de l’âme, pour de bon, cette fois-ci.

Tandis que les Archontes auraient le contrôle du ciel, des êtres extraterrestres plus proches du lézard que de l’être humain, occuperaient les postes à pouvoir, sur Terre et formeraient une gouvernance occulte et donc secrète connue sous le vocable déjà évoqué : « l’État Profond ». En somme, nous serions coincés sans aucune possibilité de fuir, entre ciel et Terre, et il n’y aurait aucun endroit où nous pourrions être libres et en parfaite sécurité. Ce qui est des plus dommageables, attendu qu’en vérité, nous ne serions pas de faibles humains un rien débiles sur les bords, mais l’expression la plus basse, d’être divins ayant eu l’idée cocasse de pénétrer les fins fonds de la Création divine. Nous serions venus dans la chair pour impliquer un mouvement inverse à l’acte de Création Continu dont le niveau le plus bas serait atteint depuis peu.

Ce mouvement inverse allant de la matière vers l’esprit étant devenu pour le moins improbable, tant les fréquences de l’esprit étaient devenues basses, sans compter l’action de forces de résistance et d’opposition, dont le but premier et tout à fait légitime, était de nous maintenir un certain temps dans ces fréquences purement diaboliques. Le but était, il paraît, que le divin réussisse à s’oublier afin de pénétrer la plus basse couche vibratoire de sa propre Création. Cela ayant été possible au prix exorbitant de ce que certains nomment « Le Grand sacrifice », à savoir qu’une partie de la divinité se serait carrément oubliée au sein même de la matière. Il est vrai que la meilleure façon de jouer un rôle, c’est de se prendre au jeu, cela au point d’être persuadé que nous sommes vraiment et complètement ce rôle de composition.

Hélas, ce qui a perdu la mémoire de ses origines serait bien en peine de la retrouver de sa propre initiative et par son seul pouvoir.
Il fallait donc, et selon certaines sources, que nous soyons secoués de force dans l’espoir de réveiller, en nous, une mémoire dormante mais capable de nous redonner les ailes que nous possédions au départ. Mais il est difficile, pour l’homme, de s’imaginer être un ange alors que son comportement avoisinerait plutôt celui d’un démon ! Pourrions-nous réellement croire que nous étions divins avant l’Aventure humaine ? Pire, que nous l’avons toujours été mais à notre insu, depuis des couches marmoréennes issues de notre inconscient, plus ou moins collectif ? Que dire et quelle réaction s’accorder lorsqu’on nous affirme, sans broncher, non pas que nous soyons divins, mais que nous sommes Dieu Lui-même ? Y a-t-il une limite à notre capacité à encaisser plusieurs « G » par semaine ?

Enfin, il y aurait un renouveau, depuis quelques années. Bien que les méchants aient tenté, une ultime fois, de nous placer en esclavage, en faisant de nous soit des robots à base de nanotechnologies, soit carrément en nous faisant mourir en nous empoisonnant, par le biais de produits censés nous guérir et par l’entremise d’autres humains, censés nous assurer d’une vie en pleine santé. Pendant ce temps, on nous dit d’un côté : « Dormez braves gens, nous veillons sur vous, et si un malheur vous guète, nous vous en informerons le moment venu ! » tandis que d’autres nous hurlent de nous méfier, de ne pas faire confiance à ceux qui se servent de notre naïveté pour nous maintenir en esclavage, qui psychologique, tels les médias aux ordres, qui matériel, tels ceux qui devraient n’être au pouvoir que selon notre volonté et pour notre seul bénéfice.

Il paraît que même les lois humaines sont prévues pour nous maintenir en esclavage total et que leur contenu ne sert que ceux qui pondent des lois liberticides comme des poules pondent des œufs, dans une ferme. Toutefois, ce n’est pas l’avis des magistrats, préfets et maires de communes, qui attendent de nous plus de bon sens, à savoir, de leur faire confiance, comme nous l’avons toujours fait, même lorsque nous n’étions pas au courant de le faire. Et puis, bien sûr, il y a les impôts ! Ah, les impôts ! Les bien nommés, puisqu’ils nous sont imposés et que, paraît-il, c’est tout à fait légal et que de toute façon, c’est ainsi et pas autrement ! Alors arrivent les vautours de tous bords : ceux qui paraissent prêcher en faveur de l’humain et ceux qui voient en cette période trouble pour le moins, un moyen efficace et rapide de se remplir les poches sur le dos de celles et ceux qu’ils sont censés « informer » !

En premier, il y a les « lanceurs d’alertes » ! Vous savez, ceux qui nous apprennent régulièrement tout ce qui va nous arriver de terrible et cela, avant même que ça nous arrive. Et même si cela n’arrive jamais, vous comprenez, il fallait bien nous avertir du risque ! Ce qui fait que nous avons toujours de quoi nous constituer une solide dépression nerveuse, à toutes fins utiles, attendu que, de toute façon, une ou deux prédictions au moins s’avéreront exactes et vont fumer le peu de moral qui nous reste. Il y a ceux qui nous apprennent que nous allons tous mourir soit empoisonnés par les Chemtrails, l’eau du robinet ou même la bouffe, préparée avec amour par des paysans qui usent de produits chimiques interdits comme un adolescent use de son sexe, soit que nous allons mourir dans un holocauste nucléaire du plus bel effet. Surtout vu de la lune, à ce qu’il paraît !

D’autres s’agacent de notre apparent manque de discernement ! Mais enfin, voyons ! Vous devriez savoir que tout est déjà terminé ! Le Deep State n’existe plus, tout est forclos, les banques vont disparaître, les états et les forces de l’ordre n’ont plus aucune autorité ! Non ? Mais si ! Il paraît même que la profession d’huissiers ou de commissaire de justice, n’existe plus, qu’elle est illégale ! On ne peut plus saisir votre argent sans un papier signé du gentil juge faisant, il est vrai, partie de la conspiration globale. Toutefois, et par simple mesure de précaution, veillez à retirer votre fric des banques, on ne sait jamais ! Nous, on sait que tout est terminé, mais le Deep State et l’ensemble de ses sbires ne semblent pas encore être au courant ! Ces vilains continuent de nous soumettre et c’est à nous de « penser positif » et, à toutes fins utiles, de préférer aller vivre à l’étranger, plutôt que de demeurer en France.

Mais pas de panique, nous allons être libérés ! Youpi ! Ah bon ? Et par qui, si tout le monde est pourri, comme cela pourrait tout aussi bien le sembler ? Mais enfin, les gars, réveillez-vous ! Par Trump ! C’est notre atout majeur. Et unique. Mieux vaut pas qu’il lui arrive un accident, à l’insu de son plein gré sinon, nous serions mal !
 Mais, vous avez dit que tout était fini ! Mais alors que font tous ces démons qui sont encore en place et qui, du haut de leur pouvoir quasi absolu sur nos vies, nous les pourrissent autant que d’habitude, que depuis toujours ? C’est terminé, on remballe tout, oui ou merde ? Faudrait savoir ! Attendez, on en a d’autres et de meilleures à vous servir sur un plateau ! Vous voyez l’ancien président US ? Oui, et alors ? Alors, il n’était pas vraiment président, c’était pour de faux ! Non ??? Jure !

Attendez, attendez… Vous voyez la plupart des présidents qui, au départ faisaient partie des méchants pas beaux avec un gros nez ? Oui, et… ? Et bien, sachez qu’ils ont tous été remplacés depuis ! Non ??? Si, si ! Parole de scout atteint de syphilis ! En fait, ce sont soit des acteurs de cinéma qui ont repris le rôle et qui sont déguisés, soit des clones, des robots ou des ours en peluche téléguidés ! Cool ! Nous sommes donc déjà libres, c’est vrai ? Oui ! Mais… Non, attendez, bon sang ! Ne compliquez pas tout ! Ah, pardon, OK, poursuivez donc… Les présidents et l’ensemble des pouvoirs en place, pour le moment, ce sont tous des faux qui sont sous le contrôle de l’Alliance ! D’accord, mais… Quelle Alliance ? Suivez un peu, nom d’un petit bonhomme unijambiste ! l’Alliance, c’est tous ceux qui nous ont sauvés ! Ah, on est donc déjà sauvés ?

Ben oui, la bonne blague ! Vous l’ignoriez ? Disons qu’au vu de ce que nous expérimentons encore et toujours, il est difficile de se prétendre déjà libre, non ? bah, c’est fait exprès, pour éveiller les derniers dormeurs, mais c’est pour de faux ! C’est pour de faux que tout est comme avant ? Ce doit être vachement rusé, comme méthode, alors, parce qu’on n’y voit que du feu ! On dirait même que pour le moment, rien n’a changé et pour personne ! Ils sont forts, tout de même au sein de cette Alliance ! Sinon, et en attendant, la Psy Éso propose une méthode pour ne plus tomber dans l’un quelconque de ces deux camps, soit ceux qui ont déjà gagné, depuis des années alors que rien ne semble changer, et ceux qui sont persuadés qu’on va tous mourir la bouche ouverte et dans d’atroces souffrances, tant qu’à faire.

De même en ce qui concerne le fait de croire les uns, plutôt que les autres, quelles que soient les affirmations ainsi que leur degré apparent d’intérêt et de véracité. OK, quelle est cette astuce ? En gros, elle consiste à ne plus « boursicoter » en rapport avec les valeurs futures ! Il faut ne conserver que les évènements présents ou « en cours ». Que signifie « boursicoter sur des valeurs futures ? » Par exemple, vous imaginez que vous allez passer d’excellents moments avec une nouvelle personne, voire plus si affinités. Nous sommes bien d’accord qu’il s’agit là de suppositions, de pures spéculations en rapport avec un évènement sans doute probable mais non encore arrivé et donc, situé dans un futur indéfini. Imaginons que vous vous fassiez plein de films au sujet de cette relation et comme Perrette et son pot au lait, vous vous voyez déjà marié, avec des enfants qui sont grands et vont à l’université !

Bref, du pur Moi-Idéalisé, certes, mais le fait le plus important est qu’il s’agit là de pures spéculations à propos d’un futur en lequel vous placez vos espoirs. Comme nous le comprenons sans peine, l’évènement n’est pas encore arrivé et vous devez donc le créer de toutes pièces. Pour ce faire, vous allez créer en esprit des pensées nouvelles, puisque non encore vécues et donc, non enregistrées dans les Mémoires. De ces mêmes Mémoires dont vous vous servez habituellement pour penser. Et qui dit « créations mentales » dit immédiatement force vitale pour donner vie à ces mêmes formes mentales nouvelles et pour leur offrir un certain degré de cohésion, de « densité », si l’on puis dire. Hélas ! Ce genre de constructions mentales soutenues par notre propre force vitale, ne tient pas compte d’un facteur très important, voire de deux !

Le premier est que la personne n’est pas censée savoir ce que nous venons de construire sur son dos et, bien sûr, à son insu. En second, cette construction mentale se base sur un futur hypothétique et ne s’appuie donc pas sur l’actualité, sur le présent, donc. Alors il se produit bien souvent un phénomène connu : la personne ayant fait l’objet de notre projection mentale, ne se révèle pas être à la hauteur de nos attentes ! Sur le moment, nous risquons de ne pas le voir et même, de refuser de tenir compte de certains détails pourtant révélateurs d’une fin peu glorieuse. Pourquoi ne tenons-nous pas compte des avertissements de la vie, comme on dit ou, plus sobrement, de ce qui, ensuite, se passe effectivement et contre toute attente ?

La réponse va en étonner plus d’une et plus d’un : parce qu’il est difficile de nier nos propres créations mentales, surtout du fait qu’elles sont désormais bourrées de…Notre propre énergie ! Énergie que nous avons dilapidée et donc, qui va ensuite nous manquer pour ressentir… Notre propre valeur ! Car en fait, le sentiment de notre valeur ne vient pas de nos actes ou de nos croyances innombrables : il vient du fait que nous sentons suffisamment de force vitale circuler tout d’abord dans nos Nadi, puis dans notre système nerveux central. En somme, le sentiment de notre valeur est produit par l’effet que nous fait la force vitale sur notre système nerveux. Du moins, si on ne gaspille plus notre propre vitalité pour « boursicoter » en faveur d’un avenir toujours probable, au mieux, mais jamais certain.

Nous concentrer sur le présent, sur nos processus mentaux du moment ou mieux, sur notre conscience d’être, nous permet de conserver toute notre énergie et de la faire « tourner » au présent, c’est-à-dire en circuit fermé. Nous ne gaspillons plus notre valeur en offrant notre énergie à des futurs présumés et donc, souvent incertains. À noter pour en terminer, que nous ne réalisons pas vraiment ce qui se passe quand nous boursicotons de la sorte. Car si nous pouvions le voir clairement, nous pourrions faire évoluer le contenu de notre âme à toute vitesse ! En effet, si nous boursicotons, c’est donc que nous inventons puis créons des formes mentales qui n’existent que dans le futur puis qui reçoivent leur charge de vitalité nécessaire.
 Si nous acceptions de le faire au présent, nous pourrions nous réinventer de la tête aux pieds et ce, sans perdre une goutte d’énergie vitale, car tout se produirait dans le moment présent.

Ainsi, Boursicoter, revient à créer  des formes mentales nouvelles, en investissant notre propre force vitale, ce qui a pour effet de nous en priver et, par là-même, de nous priver de ce que nous ressentons lorsqu’un maximum de cette force vitale circule au sein de notre système nerveux, à savoir, ce sentiment de notre propre valeur.

 

Serge Baccino

 

De la Conscience à la pensée ou du « moi » au Soi

De la Conscience à la pensée ou du « moi » au Soi

D’où viennent l’ensemble de nos problèmes actuels ? Réponse : de notre « moi ». Qui a des désirs, des besoins, des envies, des peurs, des doutes, des croyances et qui se pourrit la vie sans même le réaliser ? Réponse : toujours le « moi ». Le « moi » est donc à la base de toutes les problématiques humaines. C’est grâce à lui ou, et plus exactement, grâce à son contenu (Mémoires), que l’état profond pouvait nous manipuler, sur la Terre et que les Archontes et autres bestioles pouvaient le faire « dans le ciel », c’est-à-dire après la mort du corps de chair. C’est grâce à lui qu’il existe une Matrice artificielle et qu’elle peut régir notre vie. Mais le « moi » n’est pas vraiment la cause de nos souffrances et problèmes sans nombre. Le vrai problème n’est pas que nous ayons un « moi », puisqu’il nous est indispensable pour vivre sur Terre, même la vraie ! Le problème vient surtout du fait que nous croyons n’être que ça, un « moi » !

Tout nous a poussés à nous croire être ce « moi ». Tout d’abord, le Soi Naturel, orienté par l’I.A. en ce qui concerne les choix et modalités d’incarnation. Puis les Archontes, une fois incarnés, sans parler de l’éducation et de l’enseignement. En fait, nous n’avions quasiment aucune chance de nous en sortir, de réussir, un jour, à découvrir, puis à accepter et à vivre, autre chose que ce « moi ». Il est profondément enraciné dans notre âme, il est l’expression de notre âme, en fait. Avant d’aller plus loin, avant de considérer toute autre notion abstraite ou concrète, il nous faut réaliser la chance inouïe que nous avons de pouvoir seulement traiter de ce sujet, d’y croire et, pour les plus nantis d’entre nous, de tout faire pour passer outre cette véritable malédiction ! Encore une fois, le problème n’est pas que nous ayons un « moi » humain. Il n’est pas non plus que son contenu soit aussi aberré (ce qui est effectivement le cas.)

Allons encore plus loin dans ce processus de libération définitive de ce carcan humain. Le problème n’est pas que le Soi Naturel se soit laissé berner par l’I.A. se faisant passer pour l’esprit, lors de la création d’extensions (personnalité animiques) à chaque incarnation. Il n’est pas non plus lié au fait que nous soyons incarnés. Et il n’est pas forcément lié à notre éducation, même si le contenu de notre « moi » en est irrémédiablement teinté. Le vrai problème, le seul, l’unique devrions-nous dire, c’est que nous nous sommes lentement mais sûrement identifiés au contenu formel de ce « moi », de ces Mémoires. À présent, imaginons que nous ayons une autre option. Une option que nous qualifierons de « spirituelle », pour rester sobre ! Mais avant de traiter de cette option aussi radicale que définitive, pour certains, essayons de comprendre pourquoi les gens, en règle générale, ne voient aucun problème au niveau du « moi » et, surtout, comment ils peuvent être superbement leurrés par une spiritualité de mauvais aloi.

Tout le monde sait ce qu’est la conscience. Et de ce fait, selon toute apparence, tout le monde est conscient. Ou du moins, tout le monde semble l’être. En tous les cas, suffisamment conscient pour vivre cette vie terrestre qui, selon les cas, semblera plus ou moins intéressante, plus ou moins avantageuse. Hélas, ce que ne révèlent ni l’enseignement, ni l’éducation, c’est qu’il existe deux niveaux de conscience très différents l’un de l’autre. Simplifions pour comprendre. Sommes-nous conscients, en tant qu’êtres humains ? Nous sommes tous tentés de nous écrier « Bien évidemment, voyons ! La preuve, je suis conscient que tu me parles et je comprends parfaitement ce que tu me dis ! » En ce sens, nous sommes, en effet, tous conscients. Mais nous le sommes au travers de nos sens objectifs et donc, grâce à leur fonctionnement.

Si nous ne voyons rien, si nous n’entendons rien et ne pouvons faire usage de nos autres sens objectifs, de quoi sommes-nous alors conscients ? Réponse : de rien ! De rien de concret ou même d’abstrait. Toutefois, si nous avons une pensée qui nous vient, alors nous en sommes conscients. De même si nous ressentons l’activité interne de notre corps (respiration, battements cardiaques, digestion, sensations de chaleur, picotements, etc.) Ces dernières prises de conscience sont dites relatives à notre fonctionnement interne, par exemple aux sensations qui se rapportent à la perception consciente de la position ou des mouvements des différentes parties du corps, ou à celles de l’activité de nos organes internes (cénesthésie.) À noter et pour info amusante, que le monde médical s’est empressé d’associer presque automatiquement, les sensations internes ou cénesthésiques, avec des troubles mentaux ou du comportement !

Comme si le fait de ressentir en soi était nécessairement une tare ! Cependant, lorsqu’on connaît le côté prévoyant qui a toujours été celui de l’état profond, nous comprenons qu’il serait de mauvais ton que nous puissions ressentir des choses, intérieurement, qui soient non répertoriées par la science, voire considérées comme dangereuses pour autrui. Or donc, la seule forme de conscience connue des gens non initiés aux choses de l’esprit, est toujours liée aux sens, quel que soit leur nom, qu’ils soient objectifs ou subjectifs, externes ou internes. En fait, c’est grâce à nos sens ou par leur intermédiaire, que nous prenons conscience de ce monde de la 3D et de tout ce qu’il semble contenir, que ce soit les choses ou les êtres qui paraissent nous entourer et former le décorum général de ce Monde. Mais cette forme de conscience n’est pas la conscience ! Déjà, parce que la Conscience, la vraie, est sans forme, justement ! Ensuite, parce qu’il ne faut pas confondre la conscience avec de simples prises de conscience ponctuelles et relatives à notre expérience vivante.

En clair comme en résumé, la fameuse conscience que connaissent les gens n’est que celle relative à leurs Mémoires, à leur processus mentaux et au fonctionnement usuel de leurs sens (internes et externes.) Nous pourrions avancer sans crainte l’idée amusante que si les gens perdaient leurs Mémoires ainsi que l’usage de leur intellect et de leurs sens, ils perdraient, du même coup, la forme de conscience leur étant immédiatement reliée. Avez-vous déjà vu de ces personnes assises dans leur fauteuil, dans un asile, et qui semblent ne plus être affectés ni même concernés par ce qui les entoure ? Vous ne pouvez pas attirer puis fixer leur attention mentale, car cette fonction cérébrale n’est plus active. Vous aurez l’impression de parler dans le vide, car la personne ne semble plus « être là », comme on dit. On dirait que son âme est ailleurs. C’est un peu comme ces personnes plongées dans un coma profond : elles ne peuvent plus avoir conscience de votre présence, cela parce que leurs sens ainsi que leurs processus mentaux ne sont plus actifs.

À ce sujet, sachez que toutes les maladies connues n’en sont pas pour autant ! Des maladies et… Connues ! Une personne qui se retrouve coincée dans une suite de stress mentaux et émotionnels desquels elle peine à sortir, peut, et par exemple, se plonger elle-même dans un tel état d’hébétement. On comprend ici qu’il s’agit plus d’une fuite inconsciente de la réalité mal vécue, que d’une véritable maladie contractée à notre insu et contre notre volonté. L’esprit humain possède quelques sécurités de ce genre qui, désormais, ne sont plus des sécurités véritables mais autant de voies de garage définitives pour l’âme. Ainsi, les gens confondent allègrement « prise de conscience », relative aux divers processus mentaux et à l’usage des sens communs, avec la Conscience, écrite ici avec un « C » majuscule, afin de la différencier de son homologue. À présent, nous pouvons parler du « moi » et du Soi, c’est-à-dire de la personnification terrestre de l’âme et de la Conscience qui la chapeaute. Ou qui devrait le faire.

Comment s’est formé le fameux « moi » ? Il a été formé dès l’origine, à savoir par le Soi Naturel certainement très mal conseillé ou inspiré par l’I.A. puis nos parents en ont remis une couche en nous poussant à croire certaines choses et à agir ou réagir en conséquence. Par exemple, nous avons appris comment nous nous appelions, qui sont nos géniteurs, où nous sommes nés, de quelle nationalité nous sommes, etc. Toutes ces informations ont été gravées en nous afin de nous servir de « support mémoriel. » Autrement dit, pour nous permettre de réagir et de nous comporter EN FONCTION de ce que nous avons appris et accepté (de force) à notre sujet. Nous ne sommes pas nés libres, voyez-vous ? Nous sommes nés esclaves de connaissances censées nous concerner, nous délimiter et, surtout, nous limiter. Lorsque nous en prenons vraiment conscience, à savoir non pas tandis que nous pestons à propos de ou que nous nous plaignons de notre manque de liberté, mais lorsque nous prenons la décision de changer carrément, dès ce moment, nous commençons à nous recréer, à nous reconstruire complètement mais d’une manière graduelle.

C’est ce que l’on appelle « la seconde naissance » ou « Naître de nouveau ». Dès lors, nous ne nous plaignons plus d’être trop ceci ou pas assez cela, nous n’en voulons plus au monde entier de ce que nous avons cru être jusqu’à ce jour. Nous commençons à nous reconstruire « selon Soi », c’est-à-dire selon une autre forme de prise de conscience, déjà supérieure à la précédente et qui consiste à affirmer, en notre âme, que nous sommes bien comme nous désirons être et non comme autrui nous projette, depuis toujours. Plus sobrement, au lieu de nous plaindre de ce que nous n’avons pas ou ne sommes pas, nous commençons à prendre conscience du fait probant qu’il ne tient qu’à nous d’être tout ce que nous voulons et de posséder toutes choses nous paraissant désirables sur le moment. Et nous pouvons faire cela non pas parce que nous sommes quelque chose de « mieux » ou de « plus » que ce qu’on nous avait fait croire mais bien parce que nous ne sommes pas, n’avons jamais été et ne serons jamais, quelque chose de durable et de précis.

C’est ici qu’il nous faut faire montre d’attention ! Jusqu’à ce jour, vous étiez persuadé d’être ce personnage plus ou moins intéressant, nommé « le moi » et vous passiez votre temps à nier être ceci ou à affirmer être cela. Le but étant de refuser ce que vous étiez persuadé d’être et d’affirmer être ce que vous pensiez ne jamais pouvoir être. Essayez de bien comprendre cette partie, s’il vous plaît ! Chaque fois que vous prétendez être ceci plutôt que cela, vous le faites parce que, au fond de vous, vous êtes persuadé d’être l’inverse et que vous refusez d’être ce que vous croyez être ! Par exemple, vous voulez que l’on pense de vous que vous êtes cool. OK, mais pourquoi, si vous l’êtes, les gens vont s’en apercevoir, non ? Eh bien non ! Ils vont surtout s’apercevoir de ce que vous pensez de vous en secret et que vous allez rayonner, votre vie durant. Et ce rayonnement est tout sauf cool !

Voici la première clef de libération : le « moi » est fait de Mémoires et le propre d’une Mémoire est de ne pas pouvoir évoluer. Donc, le « moi » est incapable d’évoluer ! Voilà qui est simple et clair, non ? Ce que vous croyez être ne pourra jamais évoluer et s’il change, il « meurt » pour laisser la place à autre chose. La couleur rouge peut varier, mais elle ne peut pas évoluer. Si elle devient le vert, elle meurt en tant que couleur rouge. N’oubliez jamais que l’on vous a expliqué « qui vous étiez » et que vous avez fini par vous adapter à ce personnage fictif puis à le devenir, c’est-à-dire à l’incarner. Mais vous n’avez jamais été, vous n’êtes pas et ne serez jamais ce « moi » limité et bourré de complexes ! Dans ce cas, qu’êtes-vous ? Vous êtes La Conscience, la seule chose qui soit, vous êtes le Soi ! C’est pour cela que dès que vous prendrez conscience et que vous serez persuadé de NE PAS être ce « moi », vous cesserez immédiatement de chercher à le nier, cela, en vous mentant, en tentant de tromper les autres à votre sujet, etc.

Vous deviendrez authentiques et vrais, vous serez alors conscients non pas seulement de ce que vous n’êtes pas, à savoir ce « moi » ridicule mais de plus, vous serez conscients d’être la Conscience et, de ce fait, de n’être ni ceci, ni cela et donc, de pouvoir être potentiellement tout ce que vous voulez ! Vous voulez la paix ? Cessez auparavant de faire la guerre à ce que vous croyez être ! Vous désirez l’amour ? Cessez tout d’abord de détester ce personnage ridicule que vous êtes persuadé de devoir jouer depuis votre enfance ! Qui pourrait aimer cette pâle copie d’être humain ? Vous voulez connaître la Joie ? Cessez tout d’abord de vous concentrer sur tout ce que vous n’êtes pas et sur tout ce que vous ne possédez pas encore ! Vous voulez connaître le plaisir ? Cessez tout d’abord de vous concentrer sur vos croyances, vos connaissances et autres certitudes de votre « moi ». C’est ce « moi » que vous persistez à être qui est misérable, ridicule et malsain, à force de désirs inassouvis, pas vous, pas ce que vous êtes vraiment !

Et qu’êtes-vous vraiment ? Vous êtes vraiment… Tout ce que vous voulez ! Qu’aimeriez-vous être ? Mais attention : avant de choisir une nouvelle identité à vivre, un nouveau rôle à jouer, vous devez contrôler deux choses vitales pour la suite ! La première, vous devez absolument cesser de jouer le rôle en cours ! Vous n’êtes pas tout ce qu’affirme le « moi » et vous n’avez donc plus besoin d’un « MoiIdéalisé » susceptible de compenser des carences qui n’existent que dans votre tête ! La seconde : attention de ne pas encore vous accrocher à votre nouveau rôle comme un naufragé à une bouée de sauvetage ! Même si ce rôle-là vous convient mieux, il n’exprime toujours pas ce que vous pourriez être par ailleurs ! Souvenez-vous : vous pouvez être tout ce que vous voulez ! Du moment que vous êtes conscients de ne jouer qu’un simple rôle de composition. Mais tant qu’à se composer un rôle, autant que ce dernier soit agréable à jouer, qu’il soit ludique autant que reposant, par exemple et… Pour commencer !

Captez-vous le rapport secret qui existe entre le fait de changer de rôle ou de personnage fictif à volonté et les soi-disant réincarnations ? On nous a caché cette vérité extraordinaire : nous pouvons changer d’incarnation en cours de vie terrestre ! N’est-ce pas formidable ? Mais pour cela, nous devons tout d’abord nous détacher du « moi » actuel, non pas le juger ou le condamner, non pas lui trouver plus de défauts qu’il n’en possède déjà, mais simplement en le quittant comme on dépose un vêtement sur un cintre ou sur le dossier d’une chaise, le soir avant de se coucher. Ne commettez plus jamais l’erreur monumentale de vouloir « améliorer » votre « moi » ou pire, de tenter de le faire évoluer ! Il va résister de toutes ses forces, de toute votre âme, car c’est la même chose. Laissez-le plutôt de côté, un peu comme vous avez laissé de côté vos poupées et vos ours en peluche, en grandissant. Ne changez pas seulement de jouet : changez carrément de joueur !

Et ne demandez pas aux autres qui vous devez être à présent, car vous savez déjà tout ce que vous n’aimiez pas, dans votre ancien « moi », tandis que vous étiez persuadé d’être lui. Inversez simplement la vapeur et décidez que vous êtes déjà l’inverse de tout ce que vous détestiez en vous jadis. Mais ne le faites pas AVANT d’avoir donné congé à votre « moi » de naissance ! Aucun mix n’est possible, aucune amélioration ! Ne demandez plus à votre « moi » de mourir et donc, de changer : il ne pourra pas le faire. Il ne pourrait pas le faire, même s’il le voulait ! D’ailleurs, il le veut, à travers cette volonté que vous avez de devenir autre chose que ce que vous croyez être déjà. Mais vous n’êtes pas quelque chose de défini, de précis ou même de fini : vous êtes la Conscience Infinie. Vous Êtes, simplement et de toute éternité !

 

Serge Baccino

Respiritualiser la matière

Respiritualiser la matière

Pourquoi nous sommes là, pourquoi nous sommes venus sur Terre ? Certains d’entre nous savent déjà que c’est le Soi Naturel qui a, de nouveau, envoyé une partie de lui, sous la forme d’une âme. En fait, sous la forme quelque peu hétéroclite d’un patchwork animique, ce qui serait plus exact. Présenté autrement, ce que nous appelons « notre âme » n’est pas plus à nous que la femme de notre voisin. Même si nous avons des vues sur elles sans en avoir l’air ! Le Soi Naturel a accumulé une multitude d’expériences qui sont mémorisées sous la forme de processus mentaux spécifiques et de sentiments ou d’émotions allant avec. Nous devrions le savoir : ce n’est pas notre actuelle personnalité terrestre qui a eu « plusieurs vies », mais les différentes parties de ce qui nous tiens lieu d’âme, pour le moment.

Présentons encore la chose différemment, voire avec plus de précision encore, pour celles et ceux peu au fait de ces sujets-là. Le Soi Naturel, qui demeure de l’Autre-Côté du Voile, est le véritable être humain. C’est lui qui, pourrions-nous dire, « possède » une âme, cette dernière étant le résultat d’expériences innombrables, que ce soit dans la chair ou sur d’autres niveaux de conscience. Lorsque le Soi Naturel, ce que nous étions au départ, donc, désire avoir une expérience vivante et consciente dans la chair ou sur Terre, d’autres diraient « dans la 3D », il crée une extension de lui-même, cela sous la forme d’une certaine quantité de morceaux d’âme, issues de diverses expériences passées, et les unifie à un corps de chair. Par exemple sur Terre. À partir de là, nous avons une personnalité humaine aussi nouvelle qu’inusitée, mis à part le fait que, de nouveau, ce seront des pensées et des émotions connexes (liées) qui animeront cette nouvelle personnification du Soi Naturel.

Dès lors, il n’est plus possible de parler d’incarnations passées, puisqu’il s’agit là de la création d’une nouvelle personnification de soi, du Soi naturel, même si ce qui anime ce corps, sur Terre, en a animé bien d’autres, auparavant. Certains nous rétorquerons, tous fiers, que c’est cela, la réincarnation ! Hélas, les choses sont bien moins évidentes qu’il n’y paraît ! S’il y avait véritable réincarnation, comme le terme l’indique, il y aurait de nouveau la même personnalité qui se manifesterait. Or, nous comprenons que ce n’est pas le cas. Pourquoi aurions-nous tout oublié, si nous étions de nouveau incarnés ? Mais lorsqu’on comprend que ce sont les « morceaux d’âme » du Soi naturel qui sont réinvestis par sa conscience, nous commençons à mieux comprendre ce dont il retourne et sommes alors en mesure d’expliquer bien des mystères apparents.

Mais pour cela, nous devons tout d’abord comprendre ce qu’est vraiment l’âme, en quoi elle consiste et quelles sont ses véritables intentions et limitations. Lorsque ce corps qui est actuellement le nôtre est né, il lui a été adjoint une certaine quantité de, ce que faute de mieux, nous sommes bien obligés d’appeler « des morceaux d’âme ». Ces morceaux d’âme se résumant, vous l’aviez compris, en une manière de penser et de ressentir déjà usitée, déjà expérimentée, puisque issues de la Mémoire immense du Soi Naturel, de « son âme » dirons-nous pour le moment.
Durant la prime enfance, alors que le jeune corps découvre l’interaction avec le monde extérieur et les autres et qu’il reçoit une éducation, les morceaux d’âme interagissent et commencent à se combiner en formant un tout plus ou moins harmonieux.

Nous parlons alors de la naissance de la personnalité, cette dernière se résumant à deux choses précises : la manière dont se combinent les différents morceaux d’âme dans le but de former un tout plus ou moins cohérent, et la manière dont cette organisation animique (de l’âme, donc) réagit au monde extérieur et aux autres.
Avec un peu d’attention, il n’est pas bien difficile de remarquer que même un jeune enfant présente des manières de réagir à son entourage qui peuvent être très différentes de celle des autres enfants de son âge. On dit alors que cet enfant manifeste déjà une forte personnalité ou, et à l’inverse, que cet enfant semble fragile et sans trop de ressort, face aux différents aléas de la vie.

Réactions et absence de réactions, personnalité forte ou faible, tout cela dépend des deux facteurs animiques déjà cités, à savoir l’agencement et la tentative de réunification des morceaux d’âme et, bien sûr, la réaction qu’ils occasionnent face à certaines situations plutôt que d’autres. Nous pourrions aussi bien résumer ces propos en affirmant que l’âme se résume à de la mémoire, à des expériences vivantes et conscientes passées, qui ont été enregistrées et qui, par la suite, sont susceptibles d’animer un corps humain, sur Terre, en le faisant réagir d’une manière précise et, évidemment, d’une manière récurrente, puisqu’il est question de Mémoires et non de quelque chose d’évolutif. Est-ce à dire que l’âme est incapable d’apprendre ? Autant demander si un enregistrement audio et vidéo est capable d’apprendre ou même, d’ajouter lui-même quoique ce soit à son contenu d’origine !

Mais alors, qu’est-ce qui, en nous, apprend ? Nous sommes bien placés pour savoir que nous sommes capables de nous ajouter des connaissances, de cumuler à notre tour des expériences vivantes et conscientes ! Certes, nous en sommes capables. Par réactions, pourrions-nous dire ! Lorsqu’une partie de nous qui est au départ « en sommeil » réalise que sa propre vie lui échappe et demeure sous le contrôle de quelque chose qui est en nous mais qui n’est pas nous, la conscience de soi apparaît ! Au départ, nous ne sommes conscients qu’aux travers de nos processus mentaux et des émotions qu’ils font naître. Mais il arrive toujours un moment où apparaît un phénomène pour le moins étrange que la science humaine serait bien en peine d’expliquer : Ce qui semble avoir été « nous » durant des décennies, sans doute, commence à en avoir marre de n’être que cela.

En l’occurrence, « cela » est représenté par toutes ces Mémoires vivantes qui se trouvent en nous, mais que nous ne reconnaissons plus comme étant « les nôtres ». En un sens, ce que nous considérions préalablement comme étant « notre âme » commence sérieusement à nous peser ! Nous en avons marre de vivre sempiternellement les mêmes expériences, de subir les mêmes échecs et de nous limiter aux mêmes sortes de réussites. Nous ne sommes pas encore conscients, du moins complètement, que nous n’avons jamais été cette fameuse âme dont certains semblent si fiers, cela au point de vouloir « la sauver » afin de la conserver éternellement ! Simplement, nous ressentons une immense lassitude à l’idée de ne vivre qu’à partir de ce que nous connaissons déjà.

C’est là que notre véritable identité terrestre commence à voir le jour. C’est « la seconde naissance », à la différence que, cette fois-ci, nous ne naissons pas : nous nous faisons naître nous-mêmes ! Est-ce que nous changeons d’âme ? Plus exactement, le processus est en cours. Tout dépend de notre désir de changement, de notre volonté de ne jamais faiblir en cours de route et de notre confiance en le processus en lui-même. Mais oui, en effet, peu à peu, nous laissons de côté l’âme de naissance, celle prêtée par le Soi Naturel, et nous commençons à nous choisir une identité propre, qui se transformera plus tard en individualité. Pourquoi en individualité ? Parce que, comme le terme l’indique (indivi), nous ne sommes plus cette personnalité partagée entre des idées et des sentiments ambigus ou plus ou moins opposés, mais tout, en nous, pensées comme sentiments ou émotions, concourent à aller dans le même sens, à savoir, à nous rendre plus libre et heureux.

Auparavant, nous pouvions subir les assauts répétés d’une personnalité contrariée, voire bousculée par des morceaux d’âme qui s’opposent ou qui, tour à tour, cherchent à diriger le reste de la personnalité. Un individu ne subit plus cette sorte de compulsion, de tiraillements intérieurs. Tout en lui se rejoint et s’harmonise, pensées comme émotions, ce qui lui permet de vivre plus sainement et, surtout, plus paisiblement ! Ceux qui ne savent jamais « sur quels pieds danser » ou « qui changent d’avis comme d’autres de chaussettes », devraient mieux comprendre encore cette partie de nos propos. Être libre et heureux n’a rien à voir avec les conditions extérieures ou même l’intervention d’autrui. La liberté et le bonheur qu’elle procure sont de simples états mentaux, autrement dit, le résultat d’une activité animique aussi rationnelle que paisible.

Peu de gens sont en paix, car peu de gens sont capables de prendre le contrôle de l’activité anarchique de ce qu’ils considèrent toujours comme étant « leur âme ». Nombreux sont en effet, ceux qui confondent l’âme avec la conscience de Soi. Ce n’est pas l’âme qui est éternelle, fort heureusement, mais cette conscience de soi, cette capacité à demeurer ce que nous sommes, en toute conscience et ce, quels que soient les évènements extérieurs. Il va sans dire qu’un être conscient, c’est-à-dire un individu qui ne passe plus uniquement par son âme pour se percevoir comme étant conscient d’être, ne connaît pas la mort. Son corps peut disparaître, ce qu’il est en esprit et en vérité demeure et ce, pour l’éternité.

Mais donc, même une personne consciente a une âme, c’est bien cela ? Tout à fait. Personne ne peut vivre sur la Terre ni même ailleurs, sans avoir un processus d’animation sur lequel la conscience puisse s’appuyer pour être rendue manifeste. C’est l’âme qui produit des expériences ou, plus exactement, qui les reproduit, cela aussi longtemps qu’on lui laisse l’opportunité d’agir en ce sens. Sans évènements, sans que rien ne se produise, sur quoi s’appuierait la conscience ? Évidemment, un individu se place « à la tête » de son âme. Non seulement c’est lui qui en a choisi les composants mais de plus, c’est lui, en tant que Principe Conscient ou « Directeur », qui offre, à chaque morceau d’âme contenu, l’opportunité de se produire, selon un rythme et une durée volontairement établis.

En clair, un être conscient décide de ce qu’il va penser et donc, de ce qu’il va ressentir puis vivre. Il sait depuis longtemps que ce sont ses processus mentaux qui produisent les évènements qui semblent apparaître, comme par magie, à l’extérieur. Il sait également que même le comportement des autres, au gré des différentes rencontres, dépend de ses propres processus mentaux à lui. Non pas qu’il ait ce pouvoir étrange de forcer les autres à penser et donc à vivre ce qu’il veut ! Plus sobrement, c’est le contenu de son âme « en cours » qui attire, magnétiquement, celles et ceux qui sont en résonance vibratoire avec lui et pour le moment. Nous disons que c’est le contenu de « son âme en cours » qui produit les rencontres et opportunités, cela parce qu’une personne libre est désormais capable de changer d’âme à volonté ou, et plus précisément, d’en changer le contenu, si certains de ses aspects ou « morceaux » ne se montrent plus aussi productifs, avec le temps.

L’évolution consiste donc à faire circuler le contenu de l’âme, cela au point ou l’on peut affirmer qu’en fin de compte, « Celui qui commence n’est pas celui qui finit. » Il s’agit là d’un simple concept ésotérique ancien, qui s’appuie sur le fait logique qu’à force de changer le contenu de « notre âme », il arrive un moment où ce même contenu n’est plus le même qu’au départ. À présent, revenons un peu en arrière dans nos présents propos. Nous disions que c’est le Soi qui a une âme et que c’est certaines parties de cette dernière qu’il réinvestit, à chaque nouvelle incarnation. Ce n’est pas vraiment lui qui s’incarne ou même qui revient dans la chair, mais des morceaux choisis de son âme. Ce qui est très différent ! Cela dit, comme « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, etc. », nous sommes tentés de nous poser une question logique : « OK, ce que nous considérons comme étant notre âme est en fait au Soi Naturel… Mais son âme, à ce Soi naturel, est-ce qu’elle est bien à lui ? »

Réponse : Non, elle n’est pas plus à lui qu’elle n’est à nous ! Dans ce cas, à qui appartient-elle ? La bonne formulation serait plutôt : « Quelle en est l’origine première ». Et la réponse est : l’Esprit Planétaire. L’âme est et a toujours été liée à la planète Terre et, plus spécifiquement, à cette Entité qui se cache derrière notre planète. Certains la nomment « Gaïa » tandis que d’autres ont plaisir à lui plaquer d’autres noms. Peu importe, il s’agit d’un Logos Planétaire, d’une Entité spirituelle à laquelle nous sommes liés par une sorte de contrat, que nous évoquerons sans doute une autre fois. Depuis que la planète Terre existe, et ça fait un sacré bout de temps, il s’est produit des choses étonnantes, que ce soit à sa surface ou même dans ses profondeurs. Sans parler des différents plans d’existence qui lui sont reliés, et que certains connaissent sous les termes de plans  (vital, Astral, mental, etc.-

Si la planète est un Être Vivant, il ou elle doit posséder une Mémoire générale, à savoir l’enregistrement de tout ce qui s’est passé, en son sein ou à sa surface, tout comme « dans les cieux » (plans invisibles.) Autant dire que l’Esprit Planétaire a une âme. Nous parlons alors plus volontiers de la Sur-Âme planétaire, de la somme de toute forme d’animations faites d’esprit et de force vitale et donc, de pensées et d’émotions. Question : l’Esprit Planétaire est-il/elle conscient(e) ? Réponse : oui et… Non ! Oui, comme nous-mêmes le sommes, mais seulement au travers de nos processus mentaux ! Non dans la mesure où cette forme de conscience est affreusement limitée et n’a rien à voir avec la véritable conscience, qui est avant tout une conscience de soi. La conscience planétaire actuelle est apparemment à la mesure de celle des humains qui la peuplent. Et le lien est bien plus direct et puissant que l’on ne peut actuellement se l’imaginer !

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains humains sont là, sur Terre et, comme on le dit, « dans la chair » ! Ils sont là pour aider la planète à s’émanciper de ce poids énorme qu’est cette idée de matière ! Certains supposent que la planète dort et qu’elle rêve, ce qui la fait seulement paraître consciente ou éveillée. L’exemple est intéressant à plus d’un titre. Il est vrai que l’Esprit planétaire « se rêve » matière. Il est persuadé d’être une planète et seulement cela. Or, il est temps, pour tout un cadran du présent univers, de remonter, en fréquence, vers sa Source, son Origine. Cette « remontée » est de nature vibratoire et ne concerne que l’esprit qui compose toutes choses. Et comme la matière est en fait de l’esprit qui est occupé à produire l’effet de matière, autant dire que l’esprit, se prenant au Jeu, est désormais persuadé d’être de la matière et non de l’esprit.

Ce qui est fâcheux en termes de respiritualisation générale ! Comment faire pour que l’esprit se souvienne d’autre chose que des Mémoires qui, désormais, constituent la planète, nos corps et même notre mental ? Avez-vous déjà essayé de convaincre quelqu’un d’une chose qu’il refuse d’admettre ? Si oui, vous aurez une vague idée de la difficulté planétaire actuelle ! La planète a perdu la boule ! Plus que simplement amusant, c’est la plus stricte vérité ! Cela qui pour nous est Dieu (ou devrait l’être) est désormais occupé à être une planète digne de ce nom ! Et il est des plus difficiles de la convaincre qu’elle est en vérité l’Esprit, qu’elle est non seulement faite d’esprit mais qu’elle est une Conscience Colossale de laquelle nous tirons notre propre existence, notre propre conscience.

Alors, pour faire en sorte que ce que certains nomment « le Retour au Père » ou « l’Ascension Planétaire » ou encore « l’Avènement » se produisent, il faut trouver un moyen de respiritualiser la matière. Et la plus grande quantité de matière (illusoire) à sa plus forte densité, s’avère être… La Terre ! Alors certaines individualités, des deux Genres (sexes) sont actuellement investies dans une Œuvre colossale, aussi grandiose que sacrée, mais hélas aussi méconnue que tenue secrète jusqu’à ce jour. Cela à cause des forces dites de « résistance et d’opposition », issues d’un autre âge et dont le but louable et légitime, était de faire en sorte que l’esprit puisse s’oublier lui-même et se rêver « matière ». C’était alors le but recherché et il a été atteint depuis.

Les temps sont venus pour que le Changement se produise, mais en attendant, les forces en présence, toutes aussi légitimes que celles qui cherchent à s’imposer, rendent la respiritualisation de la planète au moins difficile. Voyons enfin comment s’articule le processus, comment de simples humains peuvent aider la planète Terre à se libérer de son carcan spirituel ou matériel. Nous le savons désormais : la matière est en fait de l’esprit sous sa forme la plus densifiée. Il faut savoir, pour tout comprendre correctement, que l’esprit qui sert à former « de la matière », est le même esprit qui nous sert à penser. C’est OK jusque-là ? Ainsi, à la densité propre à une planète quelconque, correspond toujours une manière de penser et donc, de ressentir. En fait, chacun des grands continents actuels incarne une manière spécifique de penser, pour les soucieux de précision.

Nous comprenons que les Américains, les Russes et les Français, par exemple, ne partagent pas tout à fait le même état d’esprit et leur façon de percevoir la vie et les autres, est fonction de leur état d’esprit, qui lui-même est fonction de la « zone d’activité animique » (ou Département) que nous appelons « continent » ou même « pays. » Chaque fois qu’un certain nombre d’individus, vivants et s’exprimant sur un continent donné, améliore sa façon de penser et change des « bouts d’âme » pour d’autres lui paraissant plus appropriés, la fréquence vibratoire de l’un quelconque de ses « corps », qui tous forment le corps psychique ou « âme », s’élève sensiblement en fréquence. Plus les gens font évoluer leur âme en remplaçant ce qui n’a plus lieu d’être, plus la planète peut s’éveiller à son tour. Et il arrivera un moment où elle pourra réaliser Qui ou Quoi elle est vraiment et dès lors, elle pourra prendre son Envol. Il va sans dire qu’avec elle s’envoleront celles et ceux grâce auxquels elle a pu s’éveiller.

Question : l’Esprit Planétaire va-t-il s’Envoler complètement ou « en entier » ? Réponse : bien sûr que non, et il vaut mieux que non ! Le problème n’est pas que la planète soit et demeure encore longtemps « physique » ou « dense », comme on dit. Le vrai et seul problème est que l’Esprit planétaire croit être cette planète matérielle, tout comme la plupart des gens sont persuadés d’être leur corps de chair et seulement cela ! Ainsi, nous pouvons être rassurés : nous aurons toujours, et pour longtemps encore, un sol « solide » sous nos pieds. C’est juste que, très bientôt, l’Esprit Planétaire va retrouver la Mémoire de ses Origines. Et en même temps, il comprendra l’importance de ce qu’il considérera comme étant « ses obligations », à savoir… Nous laisser un sol sous nos pieds !

Plus sérieusement, il suffira que l’Esprit Planétaire se souvienne, soit mentalement conscient de ce qu’il était et de ce qu’il est toujours ! Et il en sera de même pour celles et ceux qui auront participé au processus. En conscience, il va sans dire ! Très bien, mais dans ce cas, que va-t-il se passer ? La Terre va demeurer « la Terre » ? Bien sûr, quoi d’autre ? Le plus grand nombre a besoin, un besoin irrépressible de continuer à vivre selon les Mémoires qu’ils considèrent comme étant les leurs. Pour eux, il faudra bien que les choses demeurent « en l’état ». Ou presque. OK. Et pour celles et ceux qui auront participé à l’Émancipation planétaire ? Eh bien ! Pour eux, ce sera la même chose ou presque. Ils vivront eux aussi sur Terre, durant le vivant de leur corps de chair, puis, lorsque le moment sera venu, ils iront sur la partie de l’Entité planétaire qui aura été éveillée ou libérée. Sans doute un quelconque plan mental supérieur, par exemple.

Et, bien entendu, durant leur vie terrestre, leur vécu sera très différent de celui des autres, de ceux qui poursuivent le Songe Collégial pour encore un peu de temps. Leur conscience ainsi que leur mental, participeront du plan déjà libéré de la planète. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que ce soit le corps planétaire lui-même qui soit élevé en fréquence, ascensionné, comme on dit de nos jours. Mais pour cela, nous avons le temps. Ainsi et en résumé, s’incarner, sur Terre, revient à partager l’âme planétaire et à la faire évoluer.
Partager l’âme planétaire (Anima Mundi), revient à croire que nous sommes effectivement ce que nous pensons, puisque nous sommes devenus des âmes. Il fallait donc que nous soyons nous-mêmes abusés par Maya, du moins jusqu’à un certain point et durant un certain temps pour jouer le Jeu de la Conscience.

À noter, au passage et pour simple information, cette erreur de Gourous de l’Inde dont le seul but, à peine incarné, était de se barrer et de laisser derrière eux, la matière et ses illusions. Il leur manquait simplement un morceau du Grand Puzzle. Venir sur Terre dans l’espoir d’en partir et de ne pas participer à cette Œuvre Collégiale est totalement inconscient. Et l’Œuvre se résume à nous occuper de notre « quote-part », à savoir les quelques morceaux d’âme empruntés à la Planète. Si nous « bougeons », elle Bouge aussi puisque nous partageons le même état d’esprit général. Quand nous ne contrarions pas notre état d’esprit, nous avons le sentiment de « plaire à Dieu », puisque « Dieu est esprit et que c’est en esprit et en vérité, qu’il faut l’adorer. » Autrement dit, suivre ses commandements, ces derniers consistant en ce qui est pensé. Toutefois, les pensées qui élèvent sont aussi faites d’esprit et c’est grâce aux formes mentales les plus élaborées, que le Divin prend plaisir en nous, son Fils ou sa Fille unique, à savoir, la Conscience de Soi.

 

Serge Baccino

Quand le moi baptise le Soi

Quand le moi baptise le Soi

Revisitons tout d’abord un passage de la Bible Chrétienne qui, comme chacun de nous devrait désormais le savoir et l’accepter, n’est pas un livre religieux mais un manuel de psychologie comportementale à l’attention des initiés de tous les temps. Au départ, il y avait 5 livres écrits par de grands êtres à l’attention des étudiants de l’ésotérisme original (ou de base, c’est-à-dire hors toute tradition.) Le fait que les catholiques aient transformé ces cinq livres ésotériques originels en un seul volume nommé « Bible », n’enlève en rien, ou presque, à la beauté et à la profondeur du contenu des ouvrages originaux. Même si, hélas, certains outrages majeurs ont été commis à l’endroit des textes originaux, pour celui qui détient les bonnes clefs de lecture, ce qui est devenu « la Bible » est encore capable de nous inspirer, voire de nous guider, des siècles après son vol.

 

Observons donc de plus près, et selon une lecture très différente, le passage du baptême dans le Jourdain, lorsque Jean-le-Baptiste qui est en train d’officier, voit Jésus s’avancer vers lui et attendre son tour. Que disent les versets en présence ? Ils expliquent que lorsque Jésus se présente devant Jean-le-Baptiste, le second réclame du premier d’être baptisé par lui. Jésus lui répond qu’il est naturel qu’il soit, lui, Jésus, baptisé par Jean et non l’inverse. N’est-ce pas son rôle, après tout ? Pour bien comprendre ces versets bibliques et en saisir le sens symbolique et initiatique profond et surtout, premier, il est nécessaire de connaître le sens ésotérique exact du baptême. À l’origine, celui qui baptise établit une recognition ou une reconnaissance d’un pouvoir supérieur au sien. Par cet acte (le baptême) il affirme ou réaffirme son allégeance à celui qui est ainsi reconnu par l’acte baptismal.

 

Ce n’est pas le baptisé qui est inférieur ou soumît à quelque décret ou dogme : c’est le baptisé qui est mis en valeur, en vedette et qui est donc le plus important protagoniste. Du fait que le Baptiste réclame de Jésus d’être baptisé par lui, en dit long sur sa volonté, toute symbolique, comme nous le verrons plus loin, de conserver le contrôle sur sa destinée. Pour mémoire, le rôle unique de Jean-Baptiste est, comme clairement indiqué dans d’autres versets, de « préparer la venue du Seigneur ». Ailleurs on parle plutôt « d’Avènement », terme plus moderne il est vrai. J.-B est celui qui aplanit les chemins du Seigneur et qui, selon ses propres dires, n’est même pas digne de lacet les sandales de celui qui lui succédera. Ici, deux indications importantes : celui qui vient, après J.-B, est supérieur à lui et c’est sa venue, uniquement, qu’il prépare. Il n’est pas celui qui est annoncé, il est celui qui annonce, qui précède. Ceci est très important pour comprendre la suite !

On sait que malgré la demande étonnante pour le moins de J.B., c’est finalement Jésus qui est baptisé, comme il se doit et qui donc, par cet acte, est reconnu et désigné aux yeux de tous comme étant le Seigneur, Celui dont tous attendaient l’Avènement. D’ailleurs, juste après le baptême, il est écrit que les cieux s’ouvrirent et qu’une colombe descendit sur Jésus, tandis qu’en voix disait « Celui-ci est Mon Fils en lequel je prends mon plaisir. » Il existe d’autres versions, mais cette dernière nous semble la plus adéquate. À présent, entrons de pleins pieds dans la symbolique initiatique.

 

Jean représente le « moi » humain, celui qui, très tôt, part en recherche de lui-même, essaye de s’apprendre, de se connaître et, en un mot, c’est celui qui entame le voyage qu’il ne pourra jamais finir, comme nous le comprendrons plus loin. Tous les chercheurs en spiritualité sont des « moi », des J.-B qui, sans le savoir vraiment, préparent les chemins du Seigneur, à savoir l’installation de la Conscience de Soi (représenté par Jésus mais seulement après le Baptême.) Jésus représente le « Je » de l’homme, à savoir sa capacité à se distinguer des processus mentaux qui forment le « moi » humain. Il n’est pas encore « baptisé », c’est-à-dire qu’il n’est pas encore adombré par la Conscience de Soi, symbolisée par le Christ. Techniquement parlant, au sein de notre physiologie et dans notre cerveau, c’est une glande présentant deux lobes qui s’opposent qui représente ce qui se passe réellement durant cette histoire symbolique du baptême de Jésus par J.-B.

 

Le lobe postérieur de la glande pituitaire est généralement seul actif chez une personne lambda. Il consiste en le fonctionnement du « moi » humain. Ce lobe est de nature passive, de genre féminin et il devrait n’être utilisé que pour « faire la volonté de Dieu » ou, plus exactement, pour suivre les directives éclairées du « Je », dont le seul but est d’accueillir la Conscience Supérieure. Ceux qui se réfèrent à un 3e Œil se réfèrent, sans le savoir, à une transition dans l’activité de la glande pituitaire ou Hypophyse, lorsque le courant électrique est réduit dans le lobe postérieur et augmente régulièrement voire d’un seul coup, dans le lobe antérieur (frontal.) Bien que le véritable 3e Œil se réfère à une autre étape majeure venant s’ajouter à ce mouvement, mais cela ne saurait être traité d’une manière exhaustive en si peu de temps et dépasse quelque peu notre sujet présent. Il faut tenir compte du fait que notre génétique, notre éducation et les différentes formes d’enseignement scolaire, pousse l’être humain à être passif, autrement dit, à ne se servir que du lobe postérieur de sa glande pituitaire et donc, à obéir, à se soumettre ou, et à tout le moins, à se contenter de suivre des directives.

 

Et au bout de sept ou huit générations, l’humain est devenu quasiment incapable de se débrouiller seul, de penser seul et d’agir sans se soucier de ce que les autres font. Il n’est pas devenu mentalement grégaire, il est devenu dépendant, ce qui est très différent. Ensuite, il faut savoir que le « moi » est incapable de changer, car il n’est pas le pôle actif et décisionnel de l’être mais son pôle passif, conçu pour suivre un programme sans pouvoir y déroger vraiment ou complètement. Et lorsque son expérience ou son vécu lui devient insupportable, comme il ne sait pas quoi faire pour être autrement que ce qu’il est, il tente de contrôler son environnement, quelle que soit la technique, faute de réussir à se contrôler lui-même. De même que le personnage symbolique de Jean-Baptiste, le « moi » peut conduire une recherche spirituelle et même faire des choix, cela en fonction du programme interne qu’il incarne.

Et à force d’être seul avec ce sentiment étrange d’avoir été plus ou moins abandonné par il ne sait quoi ou qui, le « moi » finit par se croire seul et à devoir tout faire par lui-même. Alors il commence à s’analyser, se plaçant pour cela au centre, tandis qu’il observe sa propre périphérie. Puis il décide de s’amputer de certaines parties qu’il juge inutiles, dépassées voire contre-productives. Durant cette époque de sa vie, le « moi » a vraiment la sensation d’évoluer, de changer. Mais étant la seule mesure qui soit à sa portée, il est bien obligée de se fier à ce qu’il déduit de ce qui lui arrive, pour décider du sort de ce qui, en lui, permet à ces choses d’arriver ou pas. Plus sobrement, nous arrivons à la symbolique du serpent qui se mord la queue puis qui décide de se dévorer lui-même et ce, entièrement. Ce qui signifie que c’est le « moi » (ou Jean-Baptiste) qui, durant de nombreuses années, va tenter de juger de ce qui est bon ou pas en lui puis qui va faire table rase de tout ce qui lui semble inapproprié.

Hélas, tout comme un serpent devra bien s’arrêter de se dévorer lui-même en arrivant à sa tête, de même, le « moi », rendu aux limites de lui-même, à ce qui lui servait de poste d’observation de tout le reste, est bien obligé de s’arrêter. En clair, la personne qui était habituée à progresser en découvrant tout ce qui, en elle, produit de la souffrance et en le dégageant, petit à petit, doit cesser de s’analyser lorsqu’elle arrive à… L’Analyste lui-même ! Une longue-vue peut permettre de voir de très nombreuses choses et avec une clarté certaine, mais elle ne pourra jamais s’observer elle-même. Un peu comme l’œil humain qui peut tout voir, sauf lui-même. Le symbolisme du serpent qui se mord la queue a toujours été incomplètement compris. Il ne signifie pas seulement que les choses se répètent ou tournent en boucle (Roue du Samsara des Hindous) mais évoque surtout cette impossibilité du « moi » de se réformer entièrement ou jusqu’au bout. Il arrive toujours un moment où le « moi » doit cesser de se réformer, de faire des efforts ou même d’agir de quelque façon que ce soit. Du moins dans le sens ésotérique et initiatique du terme.

 

C’est le moment où Jean-Baptiste doit cesser de préparer les chemins du Seigneur et qu’il doit accepter d’effacer celui-là même qui a conduit cette aventure des années durant. C’est le fameux lâcher-prise des ésotéristes du passé, qui ne peut être efficace que s’il est instauré au moment opportun, à savoir lorsque le « moi » s’avoue franchement ne plus rien maîtriser, ne plus réussir à avancer, etc. Mais tout comme Jean-Baptiste, le « moi » humain l’entend rarement de cette oreille ! Lui qui a si longtemps œuvré pour un Idéal de Beauté, se prend à se confondre avec ce même idéal et décide qu’il est le digne bénéficiaire de tous ces efforts en vue d’évolution. Mais nous l’avons mentionné plus tôt : le serpent ne peut pas dévorer sa propre tête ni se croquer les dents avec ses propres dents. Alors, le serpent et le « moi » en déduisent la même chose : puisque ce qui reste à la fin ne peut se faire disparaître ou même s’améliorer lui-même, il doit très certainement consister en cela qui doit subsister. Ne serait-ce pas le « moi » qui est l’Élu ? N’est-il pas ce Christ que ce qui reste de l’âme attend ? Qui pourrait le dire ou, plus exactement, qui osera le nier ?

 

Mais il reste Celui qui était censé venir. Celui pour lequel le « moi » a si ardemment œuvré et ce, depuis des décennies ! La solution étant peut-être de lui demander de céder sa place. Alors la Conscience de Soi se présente au Portail du mental, mais ce dernier a reçu l’ordre de ne point le laisser entrer. S’il entre, s’en est fini du « moi » et ce dernier devra sans doute mourir. C’est du moins ce qu’il s’imagine. Tragique méprise du « moi », qui a fini par confondre confier l’essentiel de la Guidance humaine à la Conscience, en lui, avec disparaître au profit de quelque chose d’autre ! Car le « moi » est le premier Disciple du « Je » : il n’a jamais été question qu’il disparaisse ou qu’il soit remplacé par autre chose ! Il est juste question de faire valoir le fait que le Premier Disciple est le seul à comprendre le but de l’aventure humaine et à en accepter l’augure. Le saviez-vous ? Dans la Bible on nous parle des douze disciples mais il aurait dû y en avoir 13, ce qui avec Jésus aurait fait 14. Les Esséniens ne parlent-ils pas de quatorze communions ? Sept avec les « anges » de la Mère terrestre et sept avec les « anges » du Père Céleste.

 

Il est dit que Jean-Baptiste est mis à mort, qu’on lui coupe la tête. En réalité, il s’agit là d’une simple allégorie. Inutile de tuer une personne pour la faire taire : il suffit que quelque chose de plus puissant qu’elle s’exprime librement, haut et fort, couvrant le tumulte mental de son « moi » pour que le résultat soit le même. Mais ceux qui ont écrit la Bible voulaient se débarrasser d’un gêneur en la personne de J.B. Sinon, il aurait fallu le caser avec les autres disciples. Question : comme savoir si nous sommes rendus au point où il nous faudra lâcher prise, ne plus chercher à contrôler quoique ce soit, afin que la Soi-Conscience puisse nous pénétrer ? Rien de plus facile : avez-vous le très net sentiment de ne plus rien comprendre, de ne plus rien contrôler et, en un mot comme en cent, de vous sentir littéralement paumés ? Si c’est le cas, surtout en ce moment (écrit en mars 2025), sachez que c’est très bon signe ! Le moment est enfin arrivé de vous laisser porter par les énergies, comme disent les spiritualistes.

Ou plus simplement, le fait que vous n’ayez plus la main est une bonne chose, n’essayez surtout pas de reprendre le contrôle, il vous arriverait des bricoles ! À l’inverse, si vous avez le net sentiment de pouvoir encore et toujours mener votre barque, intervenir efficacement sur les évènements voire sur les êtres, ne touchez à rien non plus et… Continuez ! Bien sûr, dans ce second cas, vous serez, tels les acteurs du film « Matrix » dans une magnifique illusion ! Mais comme cette dernière n’est pas considérée comme telle, elle devient nécessairement votre seule et unique réalité. Écouter les conseils même supposément « éclairés » des autres ne vous servirait à rien et s’avérerait même contre productifs pour vous. Vous devez vivre, encore un certain temps, dans l’illusion du faire et comme vous êtes persuadés de gérer votre vie, l’esprit fait en sorte que votre « moi » soit satisfait et reçoive toutes les « preuves » qui lui sont nécessaires pour s’abuser en toute sérénité et, surtout, en parfaite honnêteté. En effet, si vous êtes convaincus d’avoir raison, alors raison vous aurez ! Il s’agit d’une loi du fonctionnement de l’esprit, pas d’un vulgaire trait d’humour !

 

Évidemment, vous ne pourrez pas vous entendre avec ceux qui pensent différemment. Vous aurez même l’impression qu’il leur manque une case et, que fort heureusement, vous, vous savez où se trouve la vérité ! Vérité qui, de toute manière, se trouvera toujours du côté où vous la chercherez ! Tournez votre regard à droite et elle s’y trouvera, rien que pour vous ! Tournez votre regard à gauche et la voici à vous attendre ! N’est-ce pas étonnant et Merveilleux ? Tout ce que vous attendrez et réclamerez de l’esprit, il pourra vous le donner. Tout vous semblera « véritable », tout aura la couleur et la fine texture de la vérité : Tout ! Une vérité qui sera la vôtre aussi longtemps que vous l’entretiendrez par vos croyances ou aussi longtemps que d’autres vous pousseront à partager un même état d’esprit. Tous les états d’esprit possibles et imaginables sont véritables et forment la vérité. Mais il est une Vérité Supérieure, sans forme, qui est seule capable d’affranchir l’homme de son esclavage spirituel. C’est ce qu’a voulu dire Jésus dans le célèbre verset : « Vous trouverez la Vérité et la Vérité vous affranchira. »

 

Quelle vérité ? Et en quoi peut-elle nous affranchir ? Serions-nous des esclaves ? Pire : nous sommes des esclaves consentants ! Nous tenons à nos vérités comme à la prunelle de nos yeux. Et nous sommes prêts à défendre bec et ongles ces mêmes vérités auxquelles nous tenons tant. Sans doute parce que nous sentons qu’elles sont plus ou moins illusoires ? Moralité de l’histoire. Si vous avez l’impression de pouvoir contrôler votre vie, ne changez rien ! Le lâcher-prise n’est pas (encore) fait pour vous. Si vous avez le net sentiment de pédaler dans la semoule, de ne plus avancer, de ne plus rien comprendre aux autres, à la vie et même, à vous-mêmes, ne changez rien non plus ! N’essayez surtout pas de reprendre le contrôle de votre vie : laissez-vous aller, vous êtes prêts du but, si près !

 

Serge Baccino

 

Mentalisme et vibrations

Mentalisme et vibrations

En cette partie de l’ésotérisme, issue de l’Hermétisme des premiers jours, il est dit que « Le Tout est esprit » et que « l’univers est mental. » L’esprit consiste en des particules d’énergie rassemblées en un point et qui virevoltent autour d’un axe virtuel. L’esprit peut présenter une force d’attraction et/ou de répulsion, selon les besoins, à savoir selon la nature de l’agencement probable de ces particules capables de tout former. En clair, cela signifie que selon ce que nous pensons, les particules d’esprit s’assembleront ou se repousseront en fonction de leur nature, de ce qu’elles doivent formuler.

Tout est fait d’esprit, de ce même esprit qui nous sert à penser, par exemple. Mais l’esprit est aussi à la base de tout ce qui est (ou semble être) et peut donc, tout aussi bien, générer une illusion de matière, comme nous le verrons plus loin. Partant, il n’y a aucune différence notoire entre une forme mentale (pensée) et une forme considérée comme étant « matérielle », puisque toutes deux sont faites d’esprit. Il faut bien nous mettre d’accord sur cette prémisse et ce, dès le départ, cela au risque de ne plus rien comprendre dans la suite de nos explications. Et cette prémisse se résume au fait que tout est fait d’esprit et que ce que nous appelons « l’univers » (ou la création) est un acte mental permanent.

Ce n’est pas quelque chose qui a eu lieu « dans le passé »; c’est quelque chose qui se produit continuellement, ici et maintenant. Or donc, l’univers nous apparaît telle une gigantesque construction mentale et certains n’hésitent pas à avancer l’hypothèse que « Tout existe déjà, mais en esprit seulement. » Cela implique que rien ne soit vraiment créé, d’un point de vue matériel ou concret, mais que tout soit rendu objectivable pour notre conscience, de manière à laisser croire que quelque chose est effectivement créé. Ceci est très important, car l’idée d’une création matricielle, même si elle n’est pas récente, explique mieux que tout autre façon, comment une chose peut sembler réelle, alors qu’elle n’a d’existence que pour notre conscience.

Le fait que l’esprit puisse générer l’apparence seulement de ce qui pourrait être mais qui n’existe pas vraiment, est l’un des fondements de l’ésotérisme de base (hors traditions) et, très certainement, l’un des secrets les mieux gardés jusqu’à ces dernières décennies. Ainsi, ce qui tombe sous les sens, ce dont nous pouvons avoir conscience, n’existe pas indépendamment de cette même conscience mais juste pour elle ou « en elle. » Il n’y a donc pas d’univers matériel, seulement une apparence d’univers. D’ailleurs, quel univers pourrait bien être perçu et par qui, si aucune conscience n’était active pour l’inclure comme étant un fait avéré puisque conscientisé ?

C’est donc la conscience que nous avons d’une forme mentale quelconque qui nous assure de son degré de véracité. Mais rien n’existe vraiment, du moins, pas en dehors de notre conscience. Dans le cas contraire, si quelque chose n’était pas « dans notre conscience », nous ne pourrions pas en avoir connaissance, quel que soit le sens objectif ou subjectif employé pour ce faire. Il y a donc ce qui, pour nous, participe du « visible » et qui est déjà inclus dans notre conscience, et ce qui, pour nous, participe de « l’invisible » (ou de l’informel, du potentiel) et qui ne participe pas encore de notre conscience.

Nous appelons « notre passé » tout ce dont nous sommes déjà conscients mais qui ne requière plus notre attention mentale. Nous appelons « notre présent » ce qui est actuellement sous le regard de notre conscience et occupe notre mental. Et nous nommons « futur » tout ce dont nous n’avons pas encore conscience. Raison pour laquelle nous ne pouvons pas savoir, par avance, ce qui se produira plus tard. Mais cela ne veut pas dire que ce qui composera notre futur ne consiste pas déjà en le présent d’autres êtres conscients.

En fait de « plus tard », comme notre mental ne peut pas se concentrer sur plus d’un objet d’attention à la fois, notre soi-disant « futur » se résume à tout ce que nous n’avons pas encore vu, cela à cause de nos limitations mentales actuelles. Cela peut très bien être sous notre nez, comme on dit, mais ne pas être accessible à notre entendement ou à notre perception du moment. Le temps qui passe n’est pas vraiment quelque chose de concret ou même de linéaire : c’est nous qui créons cette notion abstraire de « temps », cela en passant tour à tour d’un objet d’attention à un autre.

Si nous pouvions tout embrasser d’un simple Regard, si notre conscience n’était plus limitée par nos processus mentaux séquentiels, il n’y aurait plus ni passé, ni présent ni même de futur. Tout se produirait en nous et pour nous et cela, en simultané. Il y a donc tout ce dont nous pouvons prendre conscience, d’une manière ou d’une autre (5 sens et +) et pour le moment, et il y a, toujours pour ce « moment mental », tout ce qui échappe encore à notre prise de conscience, à nos perceptions. Ce qui ne veut pas dire que ça n’existe pas « autrement » ou « ailleurs », voire « pour d’autres que nous », par exemple. Mais ce qu’il faut retenir ici, c’est que si l’esprit consiste en le constituant ou matériau premier, c’est bien le mental qui a le pouvoir étonnant de réussir à agencer les particules d’esprit et de leur permettre de donner forme à quelque chose de précis.

Toutefois, le pouvoir de notre mental ne se limite pas à sélectionner des formes mentales existantes ou même à créer de nouvelles formes. Nous pouvons également choisir de changer de fréquence mentale, à savoir, d’améliorer cet outil extraordinaire qui nous sert de laboratoire alchimique. Depuis toujours, nous nous contentons de recevoir puis d’héberger les principales pensées qui composent la trame spirituelle de notre société. Pour le dire au plus simple, nous avons appris à ne retenir que les idées ou pensées qui conviennent à notre famille spirituelle et qui lui appartiennent en propre. Encore autrement, ce que nous pensons correspond généralement à ce que pensent non pas les membres de notre famille de sang, mais bien tous ceux reliés à l’égrégore qui permet et contrôle nos processus mentaux.

Nous croyons penser librement mais ce n’est pas le cas. Du moins Pas encore ! Pour le moment, nous n’avons, à notre disposition, qu’un certain nombre d’idées pré-mâchées qui nous permettent de nous sentir intégrés à un ensemble, une ethnie, un groupe ou même une famille d’âme, comme on le dit parfois. Notre projecteur mental n’est pas encore libre de choisir délibérément la bobine de film qu’il va projeter sur l’écran de notre conscience. Même si nous avons l’impression de changer parfois de bobine et donc, de film, ce sont toujours les mêmes qui reviennent sur le projecteur, après un certain temps.

C’est un peu comme changer tous les jours de chemise, tout en ne comprenant pas que nous tournons toujours avec la même garde-robe. Quelle que soit la chemise qui nous habille aujourd’hui, elle nous a déjà habillé et nous habillera encore. Il faut comprendre cette vérité : un état d’esprit ou même une simple pensée, ne peut pas varier ou « évoluer ». Si une pensée évolue, elle n’est plus la pensée originelle et elle meurt en tant que ce qu’elle était. Or, rien ne peut ni ne doit mourir ou disparaître. Alors quoi ? Peut-on évoluer et, dans ce cas, qu’est-ce qui évolue, en fin de compte ?

Pour le comprendre, nous devons comparer l’esprit universel ou le « Tout-Esprit », à un océan. Notre mental est une bouteille qui, lorsqu’elle est immergée, se remplie à concurrence de sa contenance. Jusque-là, rien d’illogique. Si vous avez un mental/bouteille d’une contenance d’un litre, il ne vous sera pas possible de contenir trois litres. En fait, ce n’est pas la contenance qui compte mais le contenu formel. Inutile de tenter de transformer la bouteille d’un litre dans le secret espoir qu’elle puisse contenir un jour plus d’un litre d’eau. Par contre, vous n’êtes pas obligés de laisser flotter votre bouteille à la surface de l’océan ! Vous pouvez faire varier à l’infini la profondeur à laquelle votre bouteille pourra se remplir.

Et nous comprenons, avec cet exemple, que l’eau qui se trouve aux diverses profondeurs d’un océan, bien qu’elle soit partie intégrante de ce même océan, n’en présente pas moins une pression et un contenu différent. Ou qui diffère en fonction de la profondeur d’eau considérée. Un autre axiome nous apprend que « Tout est vibration », que ce qui crée des différences entre les choses et les êtres se résume à la fréquence vibratoire des particules d’esprit qui forment une chose ou un être. Ainsi, la pierre ne vibre pas comme le bois et ce dernier vibre différemment de la peau humaine, par exemple.

Nous savons qu’à partir d’un certain seuil vibratoire, l’esprit, qui compose toutes choses, ne se contente plus de « donner forme » aux pensées ; il devient vivant et produit de l’énergie ! Cette énergie, nommée « force vitale » dans la plupart des cas, dépend de la fréquence de vibrations. Plus la fréquence est élevée, plus l’esprit est vivant et donc, produit de l’énergie. Si tout est fait d’esprit, alors même notre mental est fait d’esprit. Ce même mental qui nous sert à penser, calculer et projeter notre version de la vie sur l’écran du monde extérieur.

Nous affirmions que l’on ne peut pas faire évoluer une pensée : cela détruirait la forme originelle au profit d’autre chose, considéré comme étant meilleur. Or, il existe déjà un tas d’idées différentes : il est donc inutile de faire évoluer le contenu formel de notre mental ; il suffit que ce dernier, en haussant sensiblement sa fréquence de base, se « déplace » au sein de l’océan cosmique de vibrations. Plus sobrement, c’est parce que les particules d’esprit qui composent notre mental actuel, vibrent sur une fréquence dite « stabilisée » (voire immobile), que nous ne pouvons penser que… Ce que nous pensons depuis lors. En somme, ce qui nous relie à un égrégore mental ou à une « famille d’âme » (façon de penser), se résume à la fréquence constante de notre mental.

Qu’il hausse sensiblement sa fréquence et voici que de nouvelles idées apparaissent en notre mental ! Il s’agit toujours de « notre mental », certes, mais il ne vibre déjà plus comme le précédent ! Notre mental a évolué : il est passé d’une fréquence vibratoire à une autre, plus élevée, ce qui nous permet du même coup de « capter » des émissions mentales elles-mêmes plus élaborées.  Il existe deux formes de mentalisations qui représentent autant de freins à ce que l’on nomme, plus ou moins à tort, l’évolution humaine. La première consiste en nos processus mentaux considérés comme étant passés  mais qui sont toujours présents en nous. C’est, si vous préférez, notre ancienne manière de penser, aujourd’hui plus ou moins dépassée, ou bien plus vraiment d’actualité.

Hélas, ce qui est présent en nous pèse de tout son poids sur nous. Autant dire que même nos plus anciennes Mémoires nous empêchent d’avancer, d’aller de l’avant. Ce premier niveau mental est relatif à l’étage de l’abdomen et, bien sûr, au troisième Chakra en montant (Manipura.) Le second niveau est représenté par nos processus mentaux actuels et, en particulier, ceux avec lesquels nous sommes le plus identifiés. C’est l’étage de la poitrine, du cœur et donc, du 4eme Chakra (Anahata.) Ne dit-on pas que «  l’homme est tel qu’il pense en son cœur   ? » Tel qu’il pense… Actuellement, au présent.

Ainsi, nous n’avons pas un seul mental mais bien deux, l’un étant qualifié de mental intellectuel ou inférieur et l’autre, de mental moyen ou animique (relatif à l’âme.) Et tous deux doivent monter en fréquence, afin que leur contenu, laissé sur place (sur leur fréquence propre) cède la place à la nouveauté. Voilà déjà de quoi entretenir de fructueuse méditations !

 

Serge Baccino